Jeudi 11 mars 2010

Les grands jalons

Rappelons que cette mission a été réclamée par le gouvernement afghan et elle a été reconnue et autorisée en septembre 2001 par les Nations Unies.

En octobre 2001, à la suite des attentats du 11 septembre et devant le refus des Talibans de livrer les responsables et de démanteler les camps d’entraînement terroristes, le Bloc Québécois appuyait la participation canadienne. Dès janvier 2002, le Bloc Québécois insistait sur le respect des principes du droit international humanitaire.

À partir de novembre 2005, le Bloc Québécois, tout en appuyant le redéploiement des troupes canadiennes dans le sud de l’Afghanistan, précise la nécessité que soit mise en place une stratégie efficace pour atteindre les objectifs de pacification et de reconstruction. Il réitère sa position au regard des droits des civils et des prisonniers.

En février 2006, le Canada prend la relève des États-Unis à la tête du commandement dans le Sud de l’Afghanistan. À compter de ce moment, le Bloc Québécois constate de nombreuses contradictions dans le discours des conservateurs fédéraux. Il réclame des explications que le gouvernement Harper refuse de lui fournir.

Le 16 mai 2006, le gouvernement conservateur fait fi d’une motion du Bloc Québécois, entérinée par le Comité permanent de la défense nationale, demandant qu’on étudie plusieurs aspects de l’opération canadienne en Afghanistan. Le même jour, Stephen Harper bouscule les parlementaires et leur demande d’appuyer la prolongation de la mission afghane pour 2 ans, c’est-à-dire jusqu’en février 2009, sans répondre aux nombreuses questions du Bloc Québécois. Devant le manque flagrant de transparence du gouvernement Harper et sa précipitation, le BQ vote contre.

Le 25 janvier 2007, Gilles Duceppe prononce une allocution où il insiste encore une fois sur la nécessité de rééquilibrer la mission canadienne en Afghanistan. « Pour mettre fin au terrorisme, il faut redonner l’espoir aux gens », a-t-il déclaré.

Le 24 avril 2007, le Bloc Québécois s’oppose à la motion du NPD qui exige un retrait immédiat d’Afghanistan. Nous considérons toujours que le rééquilibrage de la mission représente la meilleure option.

Un rééquilibrage de la mission s’impose

Pour le Bloc Québécois, s’il est clair qu’il faut lutter contre le terrorisme encouragé par les talibans, il faut également se soucier du sort du peuple afghan, qui a beaucoup souffert au cours des dernières décennies. Les Afghans ont été victimes de sécheresses, de la guerre contre l’URSS, d’une guerre civile et de la dictature des Talibans.

C’est pourquoi le Bloc Québécois réclame un rééquilibrage des opérations en Afghanistan. Il faut faire une plus large place à l’aide humanitaire et aux efforts de reconstruction et de développement. Ce rééquilibrage est essentiel. Il permettra d’éviter l’enlisement des opérations en Afghanistan, qui ne doit pas devenir un nouvel Irak.

Manque de transparence des conservateurs

Le Bloc Québécois a fait valoir à maintes reprises à la Chambre des communes que Stephen Harper manque totalement de transparence dans ce dossier et agit de façon irresponsable en s’obstinant à ne pas modifier l’action du Canada en Afghanistan ni accepter de critiques à ce sujet.

Les positions du Bloc Québécois

Le Bloc Québécois réclame :

  • un rééquilibrage immédiat en faveur de la diplomatie, de l’aide humanitaire et des efforts de reconstruction et de développement;
  • un vote des parlementaires de la Chambre des communes sur toute éventuelle prolongation de la mission après février 2009;
  • l’assurance que les prisonniers remis aux autorités afghanes ne seront pas torturés.

 


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