Assurance-emploi : les réformes sont nécessaires
Les travailleuses et les travailleurs du Québec sont préoccupés par la crise économique qui sévit actuellement et ils ont raison. Après avoir vu le gouvernement fédéral injecter plus de 5 milliards de dollars pour sauver l’industrie automobile de l’Ontario, ils ont constaté qu’il ne restait plus grand-chose pour les secteurs économiques vitaux pour le Québec. Des industries comme l’aéronautique, ou encore le secteur forestier, n’ont reçu que des miettes, une aide nettement insuffisante pour pallier les mises à pied qui frappent partout dans nos communautés.
En même temps, les conservateurs de Stephen Harper refusent d’apporter les modifications à l’assurance-emploi qui sont nécessaires pour aider les milliers de travailleuses et de travailleurs qui se trouvent sans emploi. Avec les changements poursuivis et aggravés par les libéraux dans les années 1990 et la complicité actuelle du gouvernement conservateur, le régime d’assurance-emploi est aujourd’hui inefficace et injuste. Il en va pourtant clairement de la responsabilité du gouvernement fédéral de veiller à ce que les gens qui se trouvent affectés par la crise puissent obtenir l’aide dont ils ont besoin jusqu’à ce qu’ils dénichent un nouvel emploi ou qu’ils puissent tout au moins faire le pont avec leurs prestations de retraite. Le Bloc Québécois a compris la nécessité d’agir et a présenté deux plans de relance (le 24 novembre 2008 et le 30 avril 2009) ainsi qu’un plan d’aide au secteur forestier. Ces plans contiennent des mesures concrètes et efficaces pour aider les gens dans le besoin. Les conservateurs de Stephen Harper ont toutefois rejeté du revers de la main ces propositions sensées. Quant à Michael Ignatieff, au-delà de ses belles paroles, qu’a-t-il accompli concrètement pour les travailleuses et les travailleurs du Québec? Rien. Au moment d’appuyer le budget conservateur, le chef libéral aurait pu exiger en retour une réforme de l’assurance-emploi, mais il est resté les bras croisés. En vue d’améliorer l’accessibilité au régime et de bonifier les prestations, le Bloc Québécois réclame les changements suivants :
Dans sa forme actuelle, le régime pénalise les travailleuses et les travailleurs qui perdent leur emploi en leur imposant un délai de carence de deux semaines. Plutôt que de taper sur la tête de ceux qui perdent leur emploi, le gouvernement devrait comprendre que ces travailleuses et ces travailleurs ont besoin plus que jamais d’un coup de main qui les aidera à tenir le coup en ces moments difficiles.
En raison du manque de souplesse du programme d’assurance-emploi, plus de la moitié des travailleuses et des travailleurs qui perdent leur emploi n’ont actuellement pas accès aux prestations. Les travailleurs au chômage doivent pouvoir compter sur un programme qui tient compte de leur réalité et qui répond vraiment à leurs besoins.
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